Voyage à Venise, septembre 2022

La Biennale
di Venezia

Voyage organisé et animé par Agnès Ghenassia

Deuxième voyage à la Biennale de Venise du 5 au 9 septembre

Voyage à la Biennale de Venise 2022

Le 9 juin dernier, le directeur et la directrice artistique de la Biennale de Venise, Roberto Cicutto et Cecilia Alemani, ont annoncé que l’édition 2022 aurait pour thème « The Milk of Dreams » (littéralement, « Le lait des rêves » en français). Il s’agit du titre d’un livre pour enfants surréaliste, écrit et illustré par l’artiste britannique Leonora Carrington, célèbre pour avoir peint toutes sortes de créatures fantastiques. La 59e édition de la Biennale, qui aura lieu du 23 avril au 27 novembre 2022, sera donc placée sous le signe de l’imagination et des métamorphoses diverses et variées.

Petit rappel Historique

La Biennale a été créée en 1895, et le système des pavillons nationaux a été inventé en 1907
( au début: Belgique, puis Allemagne, France, Italie, Hongrie dès 1909), puis en 1914, Russie et en 1920 les USA. Aujourd’hui , aux Giardini, il y a 29 pavillons, à l’Arsenale 26 « participations nationales » ( 26 pays qui n’ont pas de pavillon construit, mais ont payé un coût allant de 200 000 à 700 000 € pour réserver un emplacement ), et 36 pays qui ont loué un emplacement en ville, dans un Palazzo, pour une somme pouvant atteindre 2 millions d’euros. Chaque année est attribué un Lion D’Or du meilleur pavillon ( en 2019 a été attribué à la Lithuanie, pour «Sun & Sea»,un opéra -performance pour 13 voix, qui hélas ne se produisait en public que le samedi, toutes les heures à partir de 10 h. Ils étaient installés dans un bâtiment de l’Arsenale Marina Militare, Fondamenta Case Nuove, dans le Castello. Les spectateurs découvraient d’en haut une plage de sable fin ( tout le rez-de-chaussée du bâtiment), avec serviettes de bains, parasols, bouées et ballons, occupée par des hommes, des femmes et des enfants qui bronzaient, dormaient, lisaient et jouaient. Et ce sont 13 de ces «performeurs» qui chantaient, tantôt en solo et tantôt en choeur, un opéra contemporain lithuanien évoquant les risques climatiques encourus par la planète. En 2017, c’est le pavillon allemand qui avait remporté ce prix. Certains pays très peu fortunés s’impliquent pour être présents à Venise parce que l’enjeu de reconnaissance au niveau international est fort, outre le fait que c’est un incontestable accélérateur de carrière pour leurs artistes. Les artistes désignés par leur pays le sont par un comité de sélection composé de professionnels du monde de l’art. Quand le pays est une vraie démocratie, leur choix est libre, et parfois les artistes désignés font un travail qui critique le pouvoir en place ou souligne les blessures de l’histoire. Quand ce n’est pas le cas, on le sent: les artistes sont désignés par le pouvoir, ou en tout cas surveillés dans leur contenu, comme par exemple en 2019 la Russie, qui a pris comme commissaires d’exposition ceux du Musée de l’Ermitage! l’Algérie avait renoncé à sa participation parce que parmi les cinq artistes choisis, il y avait la fille du commissaire d’exposition. Et le pavillon du Vénézuela, aux Giardini, était resté fermé les premières semaines… en raison des troubles politiques.

La Biennale 2022

Biennale Arte 2022
La Biennale di Venezia
Biennale Arte 2022

Deuxième voyage à la Biennale de Venise du 5 au 9 septembre

Les trois protagonistes

Leonora Carrington

Léonora Carrington

Cecilia Alemani

Cecilia Alemani

Roberto Citutto

Roberto Citutto

A côté des participations nationales, il y a un ensemble d’artistes sélectionnés par un professionnel de l’art désigné tous les deux ans dans un pays différent. En 2022, c’est Cecilia Alemani, une commissaire d’exposition italienne installée à New-York depuis 2011, qui est chargée de choisir des artistes du monde entier, à qui elle va demander d’occuper le Pavillon Central des Giardini, et l’Arsenale. Et le titre qu’ils ont choisi est le lait des rêves. Ces mots sont empuntés à un livre surréaliste réalisé et illustré par Léonora Carrington, connue comme peintre de créatures fantastiques, mais aussi comme artiste ayant fait l’expérience de l’enfermement psychiâtrique après le départ de son compagnon Max Ernst. C’est donc pour les artistes une invitation à l’imaginaire en même temps que l’idée d’une reconstruction positive après un drame… Cette sélection nous fera découvrir des personnalités nouvelles étonnantes. Toutes les questions qui traversent notre époque sont présentes à chaque biennale de Venise: le post- colonialisme, le droit à la différence, les conflits politiques et sociaux, le drame des migrants, la résilience, la prise de conscience du danger pour la planète… Dans le parcours de l’Arsenale, certaines «participations nationales», outre la sélection des commissaires d’exposition, sont très fortes. 

Giardini della Biennale

Voyage organisé et animé par Agnès Ghenassia

Site traditionnel des expositions d’art de la Biennale depuis la première édition en 1895, les Giardini s’élèvent à la périphérie orientale de Venise et ont été réalisés par Napoléon au début du XIXe siècle. C’est le succès des premières éditions (plus de 200 000 visiteurs en 1895, plus de 300 000 en 1899) qui déclenche la construction de pavillons étrangers dès 1907, qui viennent s’ajouter au Pavillon Central déjà construit. Les Giardini abritent désormais 29 pavillons de pays étrangers, dont certains conçus par des architectes célèbres comme le pavillon autrichien de Josef Hoffmann, le pavillon néerlandais de Gerrit Thomas Rietveld ou le pavillon finlandais, un préfabriqué avec un plan trapézoïdal conçu par Alvar Aalto.

Arsenal della Biennale

Voyage organisé et animé par Agnès Ghenassia

L’Arsenale était le plus grand centre de production de Venise à l’époque préindustrielle et, pendant les périodes à temps plein, il comptait jusqu’à 2 000 travailleurs par jour. C’était un immense complexe de chantiers où étaient construites les flottes Serenissima et, par conséquent, un symbole de la puissance économique, politique et militaire de la ville. Depuis 1980, l’Arsenale est devenu un lieu d’exposition de La Biennale à l’occasion de la 1ère Exposition Internationale d’Architecture. Plus tard, les mêmes espaces ont été utilisés lors des Expositions d’Art pour la section Ouverte. Depuis 1999, un programme de mise en valeur de la zone a été mis en œuvre, qui a permis d’ouvrir au public, entre autres : le Teatro alle Tese et le Teatro Piccolo Arsenale (2000), le Giardino delle Vergini (2009), et la Vente d’Armi (2015).

Un vrai marathon

Nous consacrerons une journée aux Giardini, et une autre à l’Arsenale, avec à la fois mon éclairage sur ce qui me semblera le plus intéressant, et votre déambulation autonome. Ce parcours est un vrai marathon, mais je sélectionnerai le meilleur pour ne pas s’attarder partout… et il y a des voiturettes à disposition pour les jambes fatiguées au retour !

En ville: nous aurons la liste des pavillons excentrés dans les palazzi.

Parmi les «expositions collatérales», nous verrons ce que proposent l’Accademia, la Fondation Querini Stampalia, la Fondation Prada et le Palazzo Cini ( en ville, proche Accademia). Dans les sites de François Pinault, il y aura au Palazzo Grassi une exposition Marlene Dumas et à la Pointe de la Douane une exposition Bruce Nauman.

Voyage à Budapest et Pécs du 27 mai au 1er juin 2020

Les Amis de la Fondation Vasarely vous proposent, accompagnés par Agnès Ghenassia, un voyage à Budapest du mercredi 27 mai au lundi 1 juin 2020.

Budapest et Pécs sont les deux villes de Hongrie auxquelles Victor Vasarely a fait don d’une partie de son œuvre et toutes deux consacrent un musée à l’enfant célèbre du pays.

Mais Budapest est avant tout une métropole européenne dynamique, gaie, qui conserve les traces d’un riche et tumultueux passé avec des quartiers baroques, rococo, art nouveau, Bauhaus (..et architecture stalinienne), qui possède de beaux musées et perpétue au quotidien des traditions anciennes, comme les bains thermaux,  l’artisanat, et une cuisine riche en goulasch, ragoûts et pâtisseries crémeuses. De plus, pendant la dernière semaine de mai, nous profiterons d’une biennale d’art contemporain qui permet à des galeristes dynamiques de faire connaître la jeune scène des créateurs hongrois.
Nous consacrerons une journée à la visite de Pécs, à 200 km au sud ouest de Budapest ( aller-retour en car), petite ville universitaire et culturelle célèbre entre autres pour sa manufacture de céramiques Zsolnay ( de style art nouveau).

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